Galerie Joyce Yahouda

Perry Bard, Sarah Bertrand-Hamel, Michel Boulanger, Annie Briard, Massimo Guerrera, Fabrizio Perozzi, Denis Rousseau, Sylvia Safdie, Stephen Schofield, Andrea Szilasi, Sébastien Worsnip, Jacques Fournier

Texte de Yan Romanesky, commissaire invité:

«En histoire de l’art, le détail a toujours joué une fonction primordiale. Il exprime un désir de voir, de scruter, d’analyser en profondeur une oeuvre d’art. Le détail sert généralement d’outil pédagogique aux historiens de l’art afin de diriger le regard des lecteurs ou auditeurs sur un objet, un personnage ou une texture déterminante pour la compréhension d’une oeuvre. Mais il est également utilisé par de nombreux artistes qui s’en inspirent lors de leur processus créatif. Par exemple, Rodin réutilisait souvent certains détails de ses sculptures : mains, jambes, parfois même des corps entiers dont il retravaillait seulement la posture. De son côté, Picasso se réappropriait certains détails d’oeuvres très connues, le plus célèbre étant L’infante Marie-Marguerite au sein du tableau Les Ménines de Vélasquez.
Le détail est souvent un prétexte à des échanges avec le spectateur. Il l’invite à un jeu d’observation, d’interprétation et d’investigation. C’est en réfléchissant aux usages potentiels du détail dans la conception d’une oeuvre d’art que j’en suis venu à m’intéresser à la place qu’il occupe dans la production de certains artistes en art contemporain.»

| Communiqué